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Prise en charge du carcinome hépatocellulaire : stratégies fondées sur des données probantes pour de meilleurs résultats

Conférencier: Dr Rohith Mudadla

Gastro-entérologue consultant, Institut des sciences médicales et de la recherche GITAM, Visakhapatnam

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Description

Ce webinaire est consacré à la prise en charge globale du carcinome hépatocellulaire, selon les recommandations actuelles fondées sur des données probantes. Il abordera la stratification du risque, les stratégies de surveillance et les approches diagnostiques pour le dépistage précoce. Les participants découvriront les options thérapeutiques, notamment les thérapies locorégionales, les traitements systémiques et les interventions chirurgicales. L'accent sera mis sur la prise de décision multidisciplinaire et la sélection des patients. Les dernières avancées en matière de thérapies émergentes et les données des essais cliniques seront présentées afin d'améliorer le pronostic des patients.

Résumé Écouter

  • Le carcinome hépatocellulaire (CHC) représente un défi majeur en raison de son incidence croissante et du diagnostic tardif chez de nombreux patients. Une difficulté clé dans le traitement du CHC est la présence fréquente d'une cirrhose sous-jacente, ce qui complique les stratégies thérapeutiques.
  • Le foie, divisé en huit segments, est souvent affecté par le CHC dans le contexte d'une maladie hépatique chronique. La progression de l'hépatite chronique à la cirrhose et finalement au CHC souligne l'importance de comprendre les facteurs étiologiques tels que l'hépatite B et C, l'alcool et les troubles métaboliques.
  • Le diagnostic repose sur la présentation clinique et les investigations basées sur des protocoles, l'imagerie jouant un rôle crucial. L'échographie, les tomodensitométries (TDM) et les IRM sont utilisées pour identifier les lésions, tandis que les biopsies sont rarement nécessaires si les critères d'imagerie sont remplis. Un suivi régulier est essentiel pour les lésions de moins de 1 cm.
  • La stadification du CHC est complexe et controversée, impliquant divers systèmes de classification tels que Okuda, CLIP et BCLC. Le système de stadification BCLC, bien que largement utilisé, présente des limites, ce qui a conduit au développement de classifications modifiées telles que BCLC 22 et la classification du cancer du foie de Hong Kong. Il n'existe pas de système de classification mondialement accepté, ce qui rend les décisions de traitement difficiles.
  • Les thérapies de pontage et de réduction de stade sont essentielles pour les patients en attente de transplantation hépatique. Ces thérapies, y compris les techniques d'ablation locale comme l'ablation par radiofréquence et l'ablation par micro-ondes, visent à contrôler la croissance tumorale et à prévenir les métastases.
  • La transplantation hépatique offre une option curative pour le CHC, en particulier chez les patients répondant aux critères de Milan. Les scores d'exception MELD donnent la priorité aux patients atteints de CHC sur les listes de transplantation. Cependant, des taux élevés d'AFP (>1000) peuvent contre-indiquer la transplantation en raison d'un risque accumulé de récidive.
  • Les thérapies d'ablation locale comme l'ablation par radiofréquence (RFA) et l'ablation par micro-ondes (MWA) sont utilisées pour le pontage et la réduction de stade. La MWA est de plus en plus privilégiée par rapport à la RFA en raison de ses volumes d'ablation plus importants et de son effet de dissipation thermique réduit. La chimioembolisation transartérielle (TACE) est une autre option, mais elle est contre-indiquée en cas de thrombose de la porte veineuse.
  • La radiothérapie interne sélective (SIRT), également connue sous le nom de TARE, utilise des microsphères pour délivrer un rayonnement ciblé. C'est une option, en particulier dans les cas de thrombose de la veine porte, où la TACE est contre-indiquée.
  • La résection chirurgicale est le traitement préféré en l'absence de cirrhose et chez les patients ayant un volume de foie restant futur (FLR) adéquat. L'obtention d'une résection R0 avec une marge claire est cruciale, mais des marges larges ne sont pas avantageuses.
  • La résection hépatique laparoscopique est de plus en plus courante pour les tumeurs accessibles. La surveillance postopératoire des complications telles que l'hémorragie et l'insuffisance hépatique est vitale. Les critères 50-50 (bilirubine >3 et TP >1,7 au jour 5 postopératoire) peuvent indiquer une insuffisance hépatique post-hépatectomie.
  • Les thérapies adjuvantes après la résection manquent de standardisation. La transplantation hépatique reste une option précieuse pour les patients atteints de CHC avec une maladie hépatique décompensée.

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