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7 inconvénients de l'anesthésie lors d'une transplantation hépatique

Conférencier: Dr Ashish Malik

Consultant senior en anesthésie pour transplantation hépatique, Hôpitaux Apollo, Delhi

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Description

L’anesthésie lors d’une transplantation hépatique présente des défis uniques qui exigent une planification rigoureuse, une prise de décision rapide et une surveillance physiologique constante. Ce webinaire est consacré aux sept facteurs de risque (hypotension, hypothermie, hypocalcémie, hypoglycémie, hypoxémie, oligurie et diminution des réserves de coagulation) rencontrés pendant la transplantation hépatique, ainsi qu’à leurs implications cliniques. Les participants acquerront des connaissances pratiques sur la reconnaissance précoce, les stratégies de surveillance et les interventions fondées sur des données probantes pour une prise en charge efficace de ces situations critiques. La session mettra l’accent sur le contrôle hémodynamique peropératoire, la gestion métabolique et la coordination avec l’équipe de transplantation. Destiné aux anesthésistes et aux professionnels des soins intensifs, ce webinaire propose des stratégies concrètes pour améliorer la sécurité et les résultats des patients lors d’une transplantation hépatique.

Résumé Écouter

  • **Besoins en anesthésie lors d'une transplantation hépatique :**
  • L'objectif est de minimiser la profondeur de l'anesthésie pendant la transplantation hépatique. Une profondeur excessive peut avoir un impact négatif sur les résultats postopératoires, en particulier lors d'une transplantation hépatique avec donneur vivant (THDV). Des études ont envisagé que les patients ayant des scores MELD (Model for End-Stage Liver Disease) plus nécessairement des profondeurs d'anesthésie plus importantes. La surveillance de l'électroencéphalogramme (EEG) frontal peut réduire l'utilisation d'anesthésiques (MAC) sans augmenter le délire ou la conscience postopératoires.
  • **Gestion de la pression veineuse centrale (PVC) :**
  • Le maintien d'une pression veineuse centrale (PVC) basse est traditionnellement mis en avant lors d'une transplantation hépatique. Cependant, le bénéfice doit l'emporter sur les risques. Bien qu'une PVC basse soit associée à une réduction des pertes sanguines, elle peut également altérer la perfusion du greffon. La surveillance du PVC reste controversée, et il n'existe pas de quantification claire des objectifs optimaux du PVC.
  • **Résistance vasculaire systémique (RVS) et hypotension :**
  • Une faible résistance vasculaire systémique (RVS) et l'hypotension sont fréquentes lors d'une transplantation hépatique, souvent en raison d'une production accumulée d'oxyde nitrique. La gestion implique des vasopresseurs, notamment de l'hydrocortisone et de la vitamine C, bien que les preuves soutenant l'efficacité de la vitamine C soient limitées. L'accent reste mis sur le traitement des causes sous-jacentes et l'optimisation de la stabilité hémodynamique.
  • **Seuils transfusionnels et gestion du sang :**
  • Des seuils transfusionnels restrictifs sont désormais la pratique courante lors d'une transplantation hépatique afin de minimiser l'exposition aux produits sanguins. Historiquement, les pertes sanguines importantes étaient fréquentes, mais les techniques et protocoles contemporains ont considérablement réduit ce phénomène. Les directives actuelles recommandent de transfuser des globules rouges en fonction des signes cliniques d'apport d'insuffisance d'oxygène.
  • **Gestion du sodium (hypernatrémie et hyponatrémie) :**
  • Les concentrations de sodium doivent être gérées avec soin pour prévenir la myélinolyse centropontine. L'hypernatrémie et l'hyponatrémie peuvent survivre, nécessitant une surveillance diligente et des taux de correction appropriés. L'hypernatrémie est associée à de mauvais résultats pendant les périodes pré- et post-transplantation.
  • **Gestion du potassium (hyperkaliémie et hypokaliémie) :**
  • L'hyperkaliémie post-reperfusion est une souffrance lors d'une transplantation hépatique. Des facteurs tels que la qualité du greffon du donneur, le degré d'ischémie et les taux de potassium sérique antérieurs influencent le risque. Une surveillance continue du potassium et une correction rapide sont essentielles.
  • **Gestion de la glycémie (hyperglycémie et hypoglycémie) :**
  • Le maintien de niveaux de glucose stables est essentiel lors d'une transplantation hépatique. L'hyperglycémie et l'hypoglycémie doivent être évitées, en visant un niveau de glucose dans une fourchette définie. La variabilité de la glycémie peut augmenter le stress oxydatif. Des études plus récentes indiquent que la fourchette devrait être étroite avec un traitement intensif entre 7,8 et 10 millions d'unités, afin d'améliorer les résultats, mais d'éviter l'hypoglycémie.

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