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Faible réserve ovarienne : évaluation et conseils

Conférencier: Dr Lavanya Kiran

Directeur et consultant à l'hôpital KIMS de Bangalore. Directeur clinique du centre de fertilité Lakshya de Bangalore et président fondateur et directeur médical d'Orya Care.

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Description

Ce webinaire portera sur la démarche clinique du diagnostic de la faible réserve ovarienne (FRO) à l'aide de marqueurs clés tels que l'AMH, le nombre de follicules antraux (NFA) et le taux basal de FSH. Il abordera les stratégies fondées sur des données probantes pour évaluer la réserve ovarienne et différencier une réserve diminuée du déclin normal lié à l'âge. L'accent sera mis sur la planification individualisée du traitement, incluant les protocoles de stimulation et les options de préservation de la fertilité. Une part importante de la session sera consacrée au conseil efficace aux patientes, à la définition d'attentes réalistes et au soutien psychologique. Ce webinaire vise à fournir aux cliniciens des outils pratiques pour améliorer la prise de décision et les résultats pour les patientes en matière de fertilité.

Résumé Écouter

  • La faible réserve ovarienne (FRO) se traduit par un nombre réduit d'ovocytes et de follicules, diminuant les chances de conception. L'évaluation est cruciale pour un traitement personnalisé, influençant les taux de réussite des cycles de FIV, qui peuvent être aussi bas que 5 à 15 %. L'incidence de la FRO est en augmentation, affectant une part importante des cycles de FIV et entraînant de fréquentes annulations de cycles.
  • Le diagnostic repose sur les critères de Bologne : âge supérieur à 35 ans, récupération de moins de 3 ovocytes lors d'un cycle précédent, nombre de follicules antraux (NFA) inférieur à 5 et AMH inférieure à 0,5 ng/mL. L'âge est un facteur primordial, la réserve ovarienne diminuant de millions d'ovocytes pendant la vie fœtale à quelques milliers à l'âge de 40 ans.
  • Les principaux marqueurs diagnostiques comprennent l'AMH (hormone anti-Müllerienne), le NFA et la FSH (hormone folliculo-stimulante). L'AMH, produite par les follicules pré-antraux, doit être expérimentalement ; des niveaux inférieurs à 1 ng/mL indiquant une FRO. Le NFA, mesuré les jours 2 à 3 du cycle menstruel, doit être inférieur à 5 follicules sur les deux ovaires. La FSH, également mesurée au début du cycle, est indicative de la ménopause si elle est supérieure à 10 UI/L. L'analyse du caryotype est réservée aux patients plus jeunes présentant une faible AMH.
  • Le traitement implique des protocoles individualisés adaptés à l'âge, à la réserve et à la réponse attendue. La stimulation douce est privilégiée, et une combinaison de FSH recombinante et de HMG (gonadotrophine ménopausique humaine) peut être bénéfique. Il n'est pas recommandé d'augmenter inutilement les doses de FSH. L'amorçage aux œstrogènes peut être envisagé, mais l'utilisation systématique d'antioxydants n'est pas bien étayée par la recherche.
  • Les adjuvants comme la DHEA et la CoQ10 peuvent offrir certains avantages, mais l'hormone de croissance n'est généralement pas recommandée. Les doubles déclenchements (HCG et agoniste de la GnRH) n'ont pas démontré d'avantages significatifs. La congélation systématique des embryons n'est généralement pas nécessaire, sauf si un DPI-A (diagnostic préimplantatoire pour l'aneuploïdie) est effectué.
  • Le conseil est primordial, mettant en valeur la nature difficile mais pas impossible de la FRO. Des résultats réalistes, y compris des taux de naissances vivantes potentiellement faibles et des taux d'annulation de cycle élevés, doivent être communiqués. Le consentement écrit et des discussions ouvertes sur les options alternatives, telles que le don d'ovocytes, l'adoption ou une vie sans enfant, sont essentiels.
  • Les options alternatives, comme le don d'ovocytes, doivent nécessairement une préparation émotionnelle approfondie et doivent être abordées avec sensibilité, en particulier avec les patientes plus jeunes. Les groupes de soutien et les conseils aux partenaires peuvent être bénéfiques. Le succès de la médecine régénérative, comme le PRP et les cellules souches, est encore en cours de recherche et peut être envisagé, en gardant à l'esprit que cela n'a pas encore été prouvé.

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