L'hypertension artérielle résistante, définie comme une tension artérielle non contrôlée malgré des doses optimales de trois antihypertenseurs, dont un diurétique, a souvent une cause endocrinienne sous-jacente. Les étiologies fréquentes incluent l'aldostéronisme primaire, le phéochromocytome, le syndrome de Cushing et les troubles thyroïdiens et parathyroïdiens. Une évaluation endocrinienne systématique est essentielle pour identifier une hypertension secondaire et adapter le traitement. Le dépistage biochimique (rapport rénine-aldostérone, métanéphrines plasmatiques, test de suppression à la dexaméthasone et tests des fonctions thyroïdienne et parathyroïdienne) contribue au diagnostic. Une imagerie peut être nécessaire pour la localisation. Le traitement du trouble endocrinien initial, comme la surrénalectomie pour un aldostérone ou un traitement médical pour un excès d'hormones, peut normaliser la tension artérielle et réduire le risque cardiovasculaire, offrant ainsi une approche ciblée.
Endocrinologue consultant principal, médecin-chef, Stockholm Primary Healthcare, Suède
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