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Diabète gestationnel : dépistage, diagnostic et traitement

Conférencier: Dr Vinaykumar Mukhekar

Spécialiste en médecine du diabète et de l'obésité, Clinique avancée de diabète et de perte de poids, Navi Mumbai

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Description

Le diabète gestationnel (DG) est l'une des complications médicales les plus fréquentes de la grossesse, avec des conséquences importantes pour la mère et l'enfant. Ce webinaire abordera les recommandations actuelles en matière de dépistage et de diagnostic du DG, notamment le calendrier et les examens recommandés. Les stratégies de prise en charge fondées sur des données probantes, axées sur la modification du mode de vie, l'autosurveillance glycémique et le traitement pharmacologique, seront présentées. Les participants acquerront des connaissances pratiques pour optimiser le contrôle glycémique pendant la grossesse. La session mettra également en lumière les issues maternelles et fœtales ainsi que l'importance du suivi post-partum.

Résumé Écouter

  • Le diabète gestationnel (DG) est une dysglycémie initialement reconnue pendant la grossesse, englobant le diabète de type 1 ou de type 2 nouvellement apparu, et le prédiabète préexistant. Il pose des risques à court et à long terme pour la mère et le fœtus. Les complications obstétricales comprennent l'accouchement prématuré, les troubles hypertensifs et les césariennes. Les complications néonatales comprennent la macrosomie et d'autres problèmes. C'est également un pionnier du diabète de type 2, du syndrome métabolique et des maladies cardiovasculaires chez la mère et l'enfant.
  • Le DG précoce, déterminé avant 20 semaines de gestation, représente 30 à 70 % du nombre total de cas de DG, tandis que le DG tardif est déterminé après 20 semaines. La macrosomie est définie comme un poids de naissance supérieur à 4 kg, et le terme « gros pour l'âge gestationnel » (GEG) désigne les nourrissons dont l'âge gestationnel dépasse le 90e percentile. Les statistiques mondiales révèlent qu'une naissance vivante sur six est touchée par le DG, et que près de la moitié des cas se produisent avant l'âge de 30 ans. L'Inde a une prévalence importante, avec des chiffres variant de 16 % à 32,9 % selon les régions.
  • Les causes exactes du DG restent inconnues, mais les facteurs incluent la prise de poids gestationnelle, l'obésité maternelle, les facteurs socio-économiques, la génétique maternelle et fœtale, l'intolérance au glucose préexistante et l'origine ethnique. Dans une grossesse normale, les cellules bêta compensent la diminution de la sensibilité à l'insuline en modifiant la taille et la fonction. Dans le DG, cette compensation est inadéquate, ce qui entraîne une augmentation de la concentration de glucose dans le sang.
  • Il existe différents sous-types de DG, notamment le diabète gestationnel tardif résistant à l'insuline, le diabète gestationnel tardif déficient en insuline et le diabète gestationnel précoce, qui est une combinaison des deux. La DG précoce peut entraîner une fausse couche et une altération de la placentation, tandis que la DG tardive affecte le développement des organes. La dérégulation précoce du glucose a également un impact sur le développement du placenta et des organes, ce qui peut entraîner des résultats fœtaux défavorables.
  • Le placenta agit comme un lien entre les environnements maternel et fœtal, et la dérégulation du glucose affecte son développement. L'insuline fœtale, qui commence après la 12e semaine, influence le développement de divers organes fœtaux. L'environnement diabétique maternel au cours du premier trimestre peut affecter le développement neuronal, cardiaque, pancréatique, hépatique et rénal.
  • Le diagnostic peut être effectué à l'aide d'une procédure à test unique ou à tests multiples. La procédure à test unique, telle que la directive Dipsi, recommande un test de tolérance au glucose par voie orale (TTGO) de 75 grammes lors de la première visite prénatale, en répétant le test à 24-28 semaines. Les procédures à tests multiples comprennent des stratégies en une étape et en deux étapes. Le TTGO est la référence en matière de diagnostic du DG.
  • La prise en charge comprend l'éducation sur l'alimentation et le mode de vie, l'autosurveillance de la glycémie et la pharmacothérapie. Le flux de travail Dipsi consiste à commencer par une thérapie nutritionnelle médicale et de l'exercice physique, suivis d'une surveillance de la glycémie postprandiale deux heures après le repas. Les plans alimentaires doivent être conçus par un diététiste agréé, en suivant la méthode de l'assiette saine et en tenant compte des besoins caloriques individuels en fonction de l'IMC.
  • L'activité physique doit comprendre des exercices d'aérobie et de résistance, avec une intensité modérée et une fréquence d'au moins cinq jours par semaine. L'insuline est la pharmacothérapie de première intention, la metformine étant une alternative. La surveillance de la glycémie comprend l'autosurveillance de la glycémie (ASG) au moins trois à quatre fois par jour, et la surveillance continue de la glycémie (SCG) est également une option. L'objectif est un contrôle glycémique strict, avec une glycémie à jeune entre 80 et 90 mg/dL et une glycémie postprandiale entre 110 et 120 mg/dL.
  • Les soins obstétricaux comprennent des visites précoces pour une datation précise et l'identification des facteurs de risque, ainsi qu'une surveillance et une prise en charge individualisée. La surveillance fœtale comprend des examens détaillés à 18-20 semaines et une surveillance ultérieure de la circonférence abdominale et du poids fœtal augmenté. Les soins post-partum comprennent la répétition du test de tolérance au glucose par voie orale, idéalement dans les six premières années, afin de détecter un éventuel diabète de type 2. Les soins ne doivent pas se limiter à la gestion du sucre pendant la grossesse, ils doivent commencer tôt dans la vie et se poursuivre ensuite.

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