Urgences en oncologie : une approche clinique

Conférencier: Dr. Sairam Chinthamadaka

Directeur et consultant principal en oncologie, spécialiste principal du cancer, secrétaire honoraire du siège de l'IMA AMS (2024-26), vice-président de la zone 1, IMA TS (2024-25)

Connectez-vous pour commencer

Description

Les urgences oncologiques nécessitent une reconnaissance rapide et une prise en charge immédiate pour améliorer le pronostic des patients. Cette session offrira un aperçu pratique des urgences courantes telles que le syndrome de lyse tumorale, la compression médullaire et la neutropénie fébrile. L'accent sera mis sur les signes d'alerte précoce, la démarche diagnostique et la prise en charge fondée sur les données probantes. Grâce à des exemples cliniques, les participants apprendront à prendre des décisions rapides et efficaces en situation d'urgence. Ce webinaire vise à renforcer la confiance des participants face aux situations critiques en oncologie.

Résumé Écouter

  • Les urgences oncologiques nécessitent une intervention rapide et efficace, car le traitement initial a un impact significatif sur le pronostic à long terme et la qualité de vie du patient. La compression médullaire, une urgence critique, nécessite un diagnostic rapide par IRM et une radiothérapie urgente pour prévenir un dysfonctionnement neurologique permanent. Idéalement, la décompression doit avoir lieu dans les 72 heures pour maximiser les chances de retrouver la capacité de marche.
  • La compression médullaire peut provoquer la croissance tumorale, d'hématomes ou d'abcès. Le pronostic varie en fonction du type de tumeur et de l'état de santé général du patient. Les types de tumeurs favorables comme le cancer du sein, de la prostate, le lymphome, le séminome et le myélome répondent souvent bien à la chimio et à la radiothérapie. Les types de tumeurs défavorables comme le mélanome, le cancer du poumon, le sarcome et les cancers gastro-intestinaux peuvent nécessiter des interventions plus agressives, y compris la chirurgie. Le temps est crucial pour de meilleurs résultats.
  • L'IRM est l'outil de diagnostic préféré pour la compression médullaire en raison de sa haute sensibilité et spécificité. Si l'IRM n'est pas disponible, une myélographie CT peut être envisagée. Lorsque la maladie métastatique n'est pas prouvée, un frottis tissulaire doit être prélevé pour exclure les affections non malignes. Les stéroïdes peuvent être administrés pour réduire l'inflammation, mais ils doivent être évités en cas de suspicion de lymphome. La décompression chirurgicale combinée à la radiothérapie donne de meilleurs résultats et une meilleure qualité de vie aux patients dont l'espérance de vie dépasse 3 mois.
  • Les métastases cérébrales constituent une autre urgence oncologique. Le choix du traitement dépend du nombre et de la localisation des métastases. La radiochirurgie stéréotaxique est souvent préférée pour la maladie oligométastatique, tandis que la radiothérapie de l'ensemble du cerveau est utilisée pour les métastases multiples. De nouvelles thérapies systémiques traversent également la barrière hémato-encéphalique, ce qui nécessite une approche décisionnelle combinée entre les chirurgiens, les radio-oncologues et les oncologues médicaux.
  • Le syndrome de la veine cave supérieure (SVCS), souvent associé au cancer du poumon et au lymphome, se manifeste par un gonflement du visage, une dyspnée et un gonflement des soutiens-gorge. La prise en charge comprend des diurétiques, des stéroïdes et parfois une thérapie thrombolytique pour les caillots. La chimiothérapie et la radiothérapie sont des modalités de traitement courantes, et la pose d'un stent dans le VCS peut être nécessaire dans certains cas.
  • La neutropénie fébrile, une complication fréquente de la chimiothérapie, nécessite des antibiotiques à large spectre immédiats et entraîne un traitement antifongique. Des cultures doivent être obtenues, mais le traitement ne doit pas être retardé en attendant les résultats. Les facteurs de croissance des colonies peuvent aider à la récupération des neutrophiles. La stratification des risques guide l'intensité du traitement.
  • L'hypercalcémie, fréquemment observée chez les patients atteints de métastases osseuses, peut provoquer divers symptômes, notamment des douleurs, de la confusion et des calculs rénaux. La prise en charge implique des bisphosphonates, du dénosumab et le traitement de la tumeur sous-jacente. Le syndrome de lyse tumorale, caractérisé par des taux élevés d'acide urique et de potassium, est un risque chez les patients atteints de tumeurs malignes à forte charge tumorale comme la leucémie aiguë et le lymphome. Les mesures prophylactiques, notamment l'hydratation et l'allopurinol ou la rasburicase, sont essentielles pour prévenir cette affection potentiellement mortelle.

Commentaires