L'urgence hypertensive se définit par une élévation sévère de la pression artérielle (généralement ≥ 180/120 mmHg) accompagnée d'une atteinte aiguë d'un organe cible, telle qu'une encéphalopathie, un accident vasculaire cérébral, une ischémie myocardique, une insuffisance cardiaque aiguë, une dissection aortique ou une insuffisance rénale aiguë. La prise en charge nécessite une hospitalisation immédiate et une réduction prudente de la pression artérielle par voie intraveineuse, à l'aide d'agents comme le labétalol, la nicardipine ou le nitroprussiate, selon le tableau clinique. L'objectif n'est pas une normalisation rapide, mais une diminution contrôlée de la pression artérielle moyenne d'environ 20 à 25 mmHg dans la première heure afin de prévenir l'hypoperfusion. La réduction ultérieure est progressive sur les 24 à 48 heures suivantes, en fonction de l'affection sous-jacente. L'identification rapide de la cause déclenchante et une surveillance hémodynamique continue sont essentielles pour améliorer le pronostic.
Professeur agrégé de médecine d'urgence à l'Université de Birmingham, médecin consultant en médecine d'urgence au Dudley Group NHS Foundation Trust, Angleterre, Royaume-Uni
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