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Repenser l’obésité : un trouble cérébral hormonal ?

Conférencier: Dr Hecham Harb

Directeur médical, Endocare, Dubaï, Émirats arabes unis

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Description

À propos du sujet de discussion de cas : « Repenser l’obésité : un trouble cérébral hormonal ? » explore l’idée que l’obésité n’est pas simplement le résultat de choix de vie, mais une pathologie complexe influencée par des facteurs hormonaux et neurologiques. Cette perspective met en lumière le rôle d’hormones comme l’insuline, la leptine et la ghréline dans la régulation de la faim, du métabolisme et du stockage des graisses. Les discussions de cas peuvent se concentrer sur les patients qui luttent contre leur surpoids malgré un régime alimentaire et de l’exercice physique, ce qui incite à évaluer les déséquilibres hormonaux sous-jacents ou les problèmes de signalisation cérébrale. Comprendre l’obésité comme un trouble cérébral hormonal peut réduire la stigmatisation et favoriser des stratégies thérapeutiques plus personnalisées et fondées sur la science. Cela encourage une approche des soins plus humaine et holistique plutôt que de culpabiliser.

Résumé Écouter

  • L'obésité est une maladie chronique, récidivante et multifactorielle, englobant des aspects neurologiques, comportementaux, psychologiques et hormonaux. Elle se caractérise par une augmentation de la masse grasse entraînant des conséquences psychologiques, fonctionnelles, métaboliques et physiques sur la santé, et est liée à plus de 200 maladies, dont la dépression, l'apnée du sommeil, la stéatose hépatique, l'arthrite, l'accident vasculaire cérébral, les maladies cardiaques et le diabète. Une gestion réussie du poids peut inverser le bon nombre de ces complications.
  • Les conseils traditionnels du type "mangez moins, bougez plus", basés sur la physique plutôt que sur la biologie, échouent souvent. Le cerveau interprète la restriction calorique comme une menace, ce qui entraîne une diminution du métabolisme et une conservation de l'énergie, un mécanisme de défense naturelle. L'équilibre énergétique du cerveau est contrôlé par trois centres : l'hypothalamus (régulation de l'appétit), le système tête et cou (alimentation basée sur le plaisir) et le cortex cérébral (fonction exécutive et prise de décision). Les régimes alimentaires n'engagent souvent que ce dernier, ce qui entraîne une reprise de poids.
  • Une approche pratique consiste à demander la permission de parler du poids, à évaluer les risques et les causes profondes liées à l'obésité, à conseiller des objectifs réalistes et à aider à surmonter les obstacles. Le système de classification de l'obésité d'Edmonton (EOSS) est une mesure de santé plus utile que l'IMC, car il tient compte de la santé métabolique, mentale et mécanique. Il est essentiel de s'attaquer aux problèmes de santé mentale, car les troubles de l'humeur peuvent entraîner la gestion de l'obésité. La gestion du temps, l'hygiène du sommeil et la gestion du stress sont également des facteurs importants à prendre en compte.
  • Il est essentiel d'avoir des attentes réalistes en matière de perte de poids, des études démontrant que même une réduction de 10 à 15 % du poids corporel peut améliorer considérablement la santé. Un plan intelligent, étape par étape, est plus efficace que des conseils généraux, et le suivi est essentiel. La gestion de l'obésité nécessite une approche holistique, comprenant un coaching de style de vie, la nutrition, l'exercice physique, la psychologie et des conseils médicaux spécialisés. Le suivi et le soutien continu sont essentiels pour un succès durable.
  • La pharmacothérapie est un domaine prometteur, avec des médicaments comme le sémaglutide qui imitent les hormones intestinales naturelles (GLP-1) pour réguler l'appétit et favoriser la perte de poids (environ 16 % dans les essais). Ces médicaments peuvent améliorer les profils métaboliques, réduire les envies et le "bruit alimentaire", et faciliter une perte de poids biologique en douceur. Cependant, la reprise de poids est une souffrance si le médicament est interrompu, ce qui souligne la nature de l'obésité en tant que maladie chronique nécessitant un traitement continu. De nouveaux médicaments tels que le tirzépatide (ciblant à la fois le GLP-1 et le GIP) montrent des résultats encore plus impressionnants, approchant ceux de la chirurgie bariatrique, et des options orales sont également en train d'émerger.

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